Festival International de Carthage : Une clôture magistrale signée Majda El Roumi pour la 60ᵉ édition

L’Amphithéâtre romain de Carthage a vécu, dans la nuit du 19 août, une soirée mémorable à l’occasion de la clôture de la 60ᵉ édition du Festival International de Carthage. Pour couronner cet anniversaire symbolique, les organisateurs ont fait appel à une figure emblématique de la chanson arabe : l’icône libanaise Majda El Roumi.
Pour sa 12ᵉ apparition sur la scène carthaginoise depuis ses débuts historiques en 1980, la grande diva a une fois de plus prouvé la force du lien indéfectible et presque fusionnel qui l’unit au public tunisien.

Un amphithéâtre comble et une ferveur intacte
L’engouement était à la hauteur de l’événement. Plus d’une heure avant le coup d’envoi du spectacle, l’amphithéâtre affichait déjà complet. Pour espérer décrocher une place privilégiée, certains spectateurs n’ont pas hésité à braver la chaleur et à patienter plus de cinq heures dans des files d’attente interminables.
Dans les gradins, une foule mûre et nostalgique dominait. C’était le rendez-vous d’une génération venue retrouver les mélodies qui ont bercé son adolescence et façonné ses plus beaux souvenirs.
Deux heures d’émotion, de nostalgie et d’élégance
Durant un show captivant de deux heures, Majda El Roumi a interprété un répertoire de 19 titres, dont 15 issus de ses plus grands succès. L’artiste a également réservé de magnifiques surprises à ses admirateurs en dévoilant deux chansons inédites et en interprétant un medley dédié au patrimoine musical tunisien, chanté en chœur avec une assistance conquise.
Malgré l’épreuve du temps, la diva a su préserver la grâce et la maîtrise de sa voix, enchaînant les morceaux avec une aisance remarquable. Mais au-delà de la performance vocale, c’est l’allure de l’artiste qui a sublimé la soirée : sa finesse naturelle, son élégance souveraine et son respect profond envers la scène et son auditoire ont donné à ce récital une dimension magistrale.
Un message d’espoir et un salut royal
Fidèle à ses engagements, l’artiste a tenu à saluer chaleureusement le peuple tunisien avant d’adresser une pensée affectueuse à sa patrie, le Liban. Sans s’aventurer sur le terrain politique, elle a célébré la résilience de ses compatriotes, rappelant avec émotion que « le peuple libanais crée la joie pour pouvoir vivre ».
La soirée s’est achevée sous une pluie d’applaudissements nourris. En guise de gratitude, la diva a salué son public d’une révérence digne des plus grandes figures royales, scellant ainsi une nouvelle page d’amour entre l’icône libanaise et la Tunisie.






