Folklores du monde» à Carthage : une soirée riche en couleurs, mais inégale dans son rythme
Le théâtre romain de Carthage a accueilli, le 11 août, le spectacle «Folklores du monde », dans le cadre de la 60ᵉ édition du Festival international de Carthage. Dix pays étaient représentés : la Chine, le Japon, la Tunisie, l’Inde, la Libye, l’Égypte, le Maroc, le Monténégro, Malte et l’Algérie.
La soirée s’est déroulée en présence de la ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi, ainsi que des ambassadeurs d’Égypte, de Chine et du Japon.
Un spectacle porté par la diversité
Danses, musiques et costumes traditionnels ont rythmé la soirée. Chaque groupe a présenté son univers et une partie de son patrimoine, avec une dimension visuelle particulièrement marquée.
Le public, cosmopolite, comptait des Tunisiens mais aussi des spectateurs étrangers, notamment Chinois, Égyptiens et Japonais. Une diversité qui correspondait pleinement à l’esprit du spectacle.
Une redondance qui essouffle le spectacle
Malgré cette richesse, certaines séquences ont montré des similitudes dans leurs structures chorégraphiques et leurs rythmes. Cette répétition a parfois réduit l’effet de surprise et créé quelques longueurs au fil de la soirée.
Le problème ne résidait donc pas dans le choix des traditions présentées, mais davantage *dans leur enchaînement et leur durée.
Une mise en scène en manque de cohérence
Les différentes prestations se succédaient sans toujours être reliées par un véritable fil conducteur scénique. Le passage d’une culture à l’autre aurait gagné à être davantage travaillé.
Des transitions plus courtes, une durée mieux maîtrisée de certaines séquences et un rythme plus contrasté auraient permis de maintenir davantage l’attention du public.
Une proposition riche, mais perfectible
Ces réserves n’enlèvent rien à l’intérêt de « Folklores du monde ». Le spectacle a réussi à réunir, le temps d’une soirée, des traditions artistiques venues de plusieurs horizons et un public lui-même marqué par la diversité.
Généreux dans son contenu et réussi sur le plan visuel*, le spectacle aurait toutefois gagné en impact avec *un rythme plus resserré et une mise en scène davantage pensée comme un ensemble.




