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Une Nuit de Nostalgie : Hakim écrit une page d’or dans l’histoire de Dougga et retrouve le public tunisien après 14 ans d’absence

Lors d’une soirée magique où la majesté de l’histoire s’est mêlée aux rythmes contemporains, le théâtre romain de Dougga a vibré au diapason d’une nuit mémorable, appelée à rester gravée dans les annales de ce site grandiose. C’est dans le cadre des célébrations du 50ème anniversaire du FestivalInternational de Dougga que la grande star égyptienne Hakim a signé un retour triomphal en Tunisie après 14 ans d’absence.

Fouler la scène de ce théâtre antique pour la toute première fois de sa carrière sonnait comme le plus bel hommage que l’artiste pouvait rendre au jubilé d’or du festival. Hakim y a livré une prestation magistrale devant une foule immense qui a largement dépassé les attentes, confirmant ainsi son statut d’icône incontestée et sa popularité indéfectible.

Pour ouvrir le bal de cette nuit tant attendue, Hakim a choisi son titre emblématique « Essalam Alaykoum ». Le public lui a répondu par une ovation assourdissante qui a fait trembler les gradins, donnant le coup d’envoi d’un voyage musical effervescent. Avec une intelligence scénique remarquable, la star égyptienne a su faire monter l’ambiance crescendo, transportant les spectateurs d’une atmosphère authentique vers l’apogée de l’euphorie. Il s’est appuyé sur la performance exceptionnelle de ses musiciens, créant une véritable symbiose avec le public.

Au cœur de ce joyau archéologique, Hakim a imposé sa présence scénique hors du commun, déployant une énergie débordante qui n’a pas faibli un seul instant. Dansant, chantant et se mouvant avec légèreté, il a fait preuve d’une grande spontanéité en échangeant avec son public en dialecte tunisien, insufflant à la soirée une dimension profondément intime. Ce fut une véritable « soirée de nostalgie » : l’audience a revisité les grands succès de la carrière de l’artiste, transformant les arènes romaines en une gigantesque chorale.

Ensemble, ils ont repris en chœur ses tubes intemporels tels que Efred, Wala Wahed, Nar, Bini W Bimek, El Haq Alayya, et Ah Ya Albi.

L’émotion et la ferveur étaient également au rendez-vous. Lors d’un instant empreint de sincérité, Hakim a exprimé son amour profond pour la Tunisie avec des mots qui ont touché les cœurs :

« Je suis comblé de bonheur de revenir4 chanter au Festival de Dougga, qui plus est pour son cinquantième anniversaire. La Tunisie occupe une place toute particulière dans mon cœur ; c’est le premier pays que j’ai visité en dehors de l’Égypte, et c’est ici que fut apposé le premier visa sur mon passeport… Ce que je ressens ce soir, en me retrouvant face à ce public tunisien exceptionnel, est indescriptible. »

Au-delà de son répertoire classique, Hakim a fait le cadeau à son public de quelques nouveautés, dont la poignante chanson Ressala , porteuse d’une dimension profondément humaniste. Soulignant la symbolique de ce moment, il a déclaré : « J’ai choisi d’interpréter cette chanson aujourd’hui pour envoyer, d’ici, depuis Dougga, un message de paix au monde entier. »

En clôture, le rideau est tombé sur une nuit historique qui a offert au Festival de Dougga un rayonnement exceptionnel pour son jubilé d’or. Hakim a indéniablement inscrit son nom en lettres de lumière dans le grand livre de ce festival, rappelant à tous que l’art véritable est inaltérable et que le lien d’affection qui l’unit au public tunisien ne fait que se renforcer et s’embellir avec le temps.

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