Le Festival International de Dougga célèbre son cinquantenaire : 50 éditions au cœur du patrimoine et de la création

Cinq décennies de vibrations artistiques, de dialogue culturel et de magie nocturne au sein d’un joyau millénaire. Cette année, le Festival International de Dougga franchit le cap historique de sa cinquantième édition. Un demi-siècle d’existence qui confirme le statut de ce rendez-vous estival comme l’un des piliers les plus emblématiques et prestigieux de la scène culturelle nationale tunisienne.
Pour souffler ses cinquante bougies, le festival a choisi de rendre un vibrant hommage à son histoire et à tous les artisans de son rayonnement, tout en s’ancrant profondément dans son territoire.
Une programmation dictée par la région et 100% connectée à son public
Loin d’être déconnectée de sa base, cette édition anniversaire a été pensée main dans la main avec ses festivaliers. Les choix artistiques de l’édition 2026 s’inspirent directement des aspirations exprimées par les habitants de Dougga, de Téboursouk et de toute la région. Le résultat ? Une formule puissante qui met à l’honneur à plus de 80 % la création tunisienne, tout en conservant cette précieuse fenêtre ouverte sur les cultures du monde.
Tarab, Shaabi, Soufisme et Humour : Les temps forts de l’édition 2026
Le prestigieux théâtre antique s’apprête à résonner au rythme d’une programmation riche et éclectique, mêlant figures sacrées et nouvelles expressions artistiques :
- Les légendes locales et régionales : Le public vibrera aux côtés du maestro Lotfi Bouchnak, de l’authentique Raouf Maher, et vivra la ferveur mystique du spectacle phénomène Ziara de Sami Lajmi.
- Les voix de l’Égypte : Le festival marque le retour très attendu en Tunisie de la star Hakim, figure de proue de la musique shaabi contemporaine, tandis que Marwa Nagy viendra perpétuer la grande tradition du tarab égyptien.
- Humour et modernité : Le rire s’invite dans l’arène romaine avec l’humoriste, acteur et scénariste Nabil Ben Mesmia, plus connu sous le pseudonyme de Kolleb.
- Fusion internationale : Le dialogue interculturel sera matérialisé par le projet singulier de Tamsin Elliott et Tarek Elazhary, fusionnant avec brio les traditions musicales britanniques et arabes.
Un voyage cinématographique dans le temps
L’un des moments forts de ce cinquantenaire se jouera dès l’inauguration avec la projection du court-métrage documentaire : «Le Festival International de Dougga : cent ans d’histoire, un patrimoine millénaire ».
Réalisé par Faouzi Chelbi et écrit par Ahlem Ghayaza, ce film de 20 minutes promet une immersion totale dans les coulisses du temps. En s’appuyant sur des archives rares, des photographies d’époque et des témoignages d’experts, le documentaire rappellera que si le festival fête sa 50e édition moderne, ses origines culturelles remontent en réalité aux années 1920, époque où la Comédie-Française venait déjà fouler les pierres de ce théâtre d’exception.






