
Noëlle Kharman enchante le public tunisien en célébrant la splendeur de Hammamet et les souvenirs de Haïfa : « Aujourd’hui, j’ai participé à un mouvement de mobilisation en faveur de Gaza, et là je fête Noëlle Karman, la fille de la Palestine, la terre de la dignité », a déclaré l’un des participants au concert de la Palestinienne Noëlle Karman, le 20 juillet 2025, à Hammamet. Ce témoignage reflète le fait que le peuple tunisien est convaincu que la cause palestinienne représente la boussole du peuple tunisien. Même si la majorité des spectateurs étaient des fans de Noelle Karman, quelques-uns sont venus en solidarité avec la cause palestinienne.
De son côté, l’artiste Palestinienne a apprécié le chaleureux accueil du publique tunisien et de la beauté de cette ville Hammamet, où la mer lui a rappelé sa ville natale de Haïfa.
Le soutien du public a permis à Noelle de déployer une énergie palpable sur scène. Elle a débuté le spectacle avec sa chanson « Hetha ana », soulignant avec force son identité palestinienne profondément ancrée, avant de chanter avec passion en l’honneur de Haïfa. Elle a interprété ses propres chansons, ainsi que des chansons du Fayrouz et des moshahs palestiniennes traditionnelles qui exaltent la liberté et la ténacité. Elle a aussi offert au public deux chansons tunisiennes : « LaMouni eli Grou Meni » de Hedi Jouini et la chanson traditionnelle « Sidi Mansour », toutes deux bien appréciées par le publique.
Noel était accompagné par un orchestre tunisien dirigé par le violoniste Atef Moez, qui a remixé de façon magistrale certaines chansons avec des touches tunisiennes. Il était soutenu par Mohamed Ben Salha à la flûte, Mohamed Ali Lash à la batterie, Bachir Nefti aux percussions, Abdelaziz Cherif à la basse, Khalil Jomaa à la guitare, Bachir Gharbal au piano/orgue et le duo choral composé d’Asmaa Cherif et d’Amna Zein. Avant la fin du concert, Noelle a interprété « Katir Bakit » (J’ai beaucoup pleuré), une chanson écrite pendant la récente guerre, qui a suscité des cris de « Liberté pour la Palestine » dans le public. Elle a terminé la soirée avec « An Awan » (Il est temps).
Lors d’une conférence de presse donnée après le concert, Noelle a exprimé son enthousiasme pour sa première visite en Tunisie, louant la beauté du pays et la richesse de sa culture musicale. Elle a souligné que la mer de Hammamet lui rappelle celle de Haïfa.

Elle a indiqué qu’elle avait minutieusement choisi les chansons pour qu’elles reflètent son identité palestinienne, déclarant que « ma mission est de faire entendre la voix palestinienne dans le monde ». Elle a ajouté que sa voix, en tant que native de Haïfa, est en soi un acte politique. En ce qui concerne la chanson « Katir Bakit », elle a expliqué qu’il ne s’agissait pas seulement d’une chanson triste, mais d’un acte de résistance psychologique et d’une forme de psychothérapie, puisqu’elle l’a écrite pendant la guerre.
En ce qui concerne le fait de se produire en dialecte tunisien, elle a indiqué qu’elle avait rencontré quelques difficultés au début, mais qu’elle les avait surmontées grâce au soutien des musiciens, à qui elle a exprimé sa gratitude. Elle a également exprimé son ambition de chanter en dialecte nord-africain et de collaborer avec des artistes nord-africains.




