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Erige Sehiri scrute l’exil et la sororité dans « Promis le ciel » (Promised Sky)

Erige Sehiri, Après le succès international de Sous les figues, la cinéaste franco-tunisienne revient en compétition officielle au JCC2025, avec son nouveau long-métrage, Promis le ciel (Promised Sky). Un film puissant qui confirme sa place de figure incontournable du nouveau cinéma méditerranéen.

Dans ce nouvel opus, Erige Sehiri délaisse les vergers de Makthar pour se plonger dans l’intimité d’un appartement tunisois. Le film suit Marie, une pasteure ivoirienne établie en Tunisie depuis dix ans, qui transforme son foyer en refuge pour deux autres femmes : Naney, une jeune mère en quête de stabilité, et Jolie, une étudiante déterminée.

​L’équilibre de cette « famille choisie » est bouleversé par l’arrivée de Kenza, une petite fille rescapée d’un naufrage en mer. Entre les murs de cet appartement, Sehiri filme les tensions, la solidarité fragile et les désillusions face à un climat social de plus en plus tendu.

Promised Sky ne se contente pas de raconter la migration ; il explore ce que signifie « faire famille » et « être chez soi » quand le monde extérieur devient hostile.

Fiche technique de Erige Sehiri :

Née en 1982 à Lyon, Erige Sehiri a tracé un parcours singulier, marqué par une double culture et un regard journalistique aiguisé. ​« Je filme pour comprendre les silences et les non dits de notre société.» . ​Son itinéraire est celui d’une femme de terrain : ​Les débuts : Après des études de gestion au Canada, elle revient en Tunisie en 2011 pour couvrir la révolution. Elle y co-fonde le média indépendant Inkyfada.

L’œil documentaire: Elle se fait remarquer avec La Voie Normale (2018), un documentaire poignant sur les cheminots tunisiens qui révèle son talent pour capter la dignité ouvrière. ​

La consécration fictionnelle : En 2022, son premier long-métrage de fiction, sous les figues, est sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes et représente la Tunisie aux Oscars.

​Avec Promised Sky, Erige Sehiri poursuit sa quête : filmer l’invisible. En plaçant au centre de son récit des femmes subsahariennes en Tunisie, elle brise les tabous et interroge l’identité africaine de son propre pays. Déjà récompensé de l’Étoile d’Or au Festival de Marrakech il y a quelques jours, le film est l’un des grands favoris pour le Tanit d’Or de cette édition 2025. ​

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