Watan… Behob El Achikin » : Carthage célèbre la chanson tunisienne aux couleurs de la République

Le théâtre antique de Carthage a vibré, samedi le 25 juillet , au rythme de la chanson tunisienne à l’occasion du spectacle « Watan… Bhebb El Achikin », présenté dans le cadre de la 60ᵉ édition du Festival International de Carthage. Une soirée qui coïncide avec la célébration du 69ᵉ anniversaire de la Fête de la République tunisienne et qui a réuni plusieurs voix emblématiques de la scène nationale.
Sous la direction du maestro Youssef Belhani, l’Orchestre national de musique a donné le coup d’envoi de la soirée avec un chœur interprétant « Bladi ». Un moment d’ouverture qui a installé une atmosphère patriotique avant de laisser place aux différentes prestations.
La première partie de la soirée a été marquée par la présence d’Alya Beliïd, qui a retrouvé la scène de Carthage avec « Nesmet Chéleha » et « La Tâazem ». Fidèle à son univers artistique, la chanteuse a livré une interprétation portée par l’émotion et la profondeur.
Wafa Abbes a ensuite proposé une reprise de « Ardhouni Zouz Sbéya », avant que Molka Cherni ne fasse monter l’ambiance avec deux titres très appréciés du public, « Ali Jarra » et « Qalou Zini Amel Hala », dans un registre alliant puissance vocale et couleurs du tarab tunisien.
La scène a ensuite accueilli Chahrazed Helal,qui a interprété plusieurs chansons de son répertoire, notamment « Lamouni Ennas » et « Khallina As’hab », offrant une parenthèse entre héritage musical et création personnelle.
Très attendu par le public, Ghazi Ayadi a fait son entrée avec « Baatreflek », avant de présenter son nouveau titre « Manhebbch Elli Yess Alia », une nouveauté qui a trouvé un écho favorable auprès des spectateurs.
Pour clôturer la soirée, Sofiane Zaidi a proposé un medley de chansons tunisiennes qui a transformé le théâtre antique en un espace de fête, avec un public accompagnant l’artiste par les applaudissements et les reprises des grands airs.
La soirée a été également marquée par la présence de la ministre des Affaires culturelles Amira Sarrafi, ainsi que celle de l’artiste Saber Rebai, venu assister au spectacle à l’invitation de Ghazi Ayadi.

À travers « Watan… Bhebb El Achikin », Carthage a offert une soirée où la musique tunisienne s’est racontée dans toute sa diversité, entre mémoire collective, voix confirmées et nouvelles générations, dans un cadre symbolique marqué par la célébration nationale.











