La musique est universelle, sans frontières : l’Orchestre symphonique tunisien illumine le théâtre de Carthage avec « Musique de mon pays »

Le théâtre antique de Carthage a accueilli hier soir, 22 juillet, dans le cadre de la 60e édition du Festival International de Carthage, un spectacle orchestral intitulé Musique de mon pays. Porté par l’Orchestre symphonique tunisien sous la baguette du maestro Chadi Guerfi, le concert a réuni une pléiade de voix tunisiennes et arabes, devant un public certes moins nombreux que lors des soirées précédentes, mais fidèle et enthousiaste, sous l’œil attentif de la presse.
Une soirée entre tradition et modernité
Le programme a mêlé authenticité et arrangements renouvelés, porté par les artistes Ahmed Rebaï, Asma Ben Ahmed, Arij Brik, Nesrine Mahbouli, Chokri Bouzayèneet Noureddine el Beji. Parmi les titres interprétés figuraient des classiques emblématiques du répertoire tunisien et arabe, offrant au public un voyage musical varié.
Point d’orgue de la soirée, l’artiste palestinienne Rola Azarest montée sur scène en tant qu’invitée d’honneur, apportant une dimension humaine et symbolique forte à travers son interprétation, sous les gradins historiques de Carthage.
Le maestro Guerfi répond aux questions sur l’affluence
Lors de la conférence de presse qui a suivi le concert, interrogé sur l’affluence modérée du public comparée aux soirées précédentes, le maestro Chadi Guerfi a tenu à clarifier sa position avec franchise, déclarant qu’il ne s’agissait pas d’une bataille à remporter, mais d’un engagement en faveur du soutien à la musique tunisienne.
Concernant la construction artistique du spectacle, il a précisé ne pas avoir suivi un ordre chronologique dans le choix des morceaux, la sélection ayant plutôt obéi à des contraintes de temps et à la logique de l’arrangement symphonique. Interrogé sur la participation d’Ahmed Rebaï, il a révélé avec spontanéité qu’elle résultait d’une recommandation de sa propre mère.
Rola Azar : un hommage à Carthage et un message de solidarité
De son côté, l’artiste palestinienne Rola Azara confié sa joie d’avoir pu se produire sur la scène du théâtre international de Carthage, remerciant chaleureusement le ministère tunisien des Affaires culturelles pour son soutien constant et sans faille à la cause palestinienne.




