Culture

​« Hind Rajab : 355 secondes qui ont bouleversé le monde » ​

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le film a été sélectionné en Compétition Officielle des longs Métrages de Fiction, des journées Cinématographiques de Carthage( JCC 2025 du 13 au 20 décembre 2025). Kaouther Ben Hania utilise ici son talent pour transformer un fait divers tragique.

Le cinéma s’empare parfois du réel pour l’empêcher de sombrer dans l’oubli. C’est le cas du nouveau film dédié à Hind Rajab, cette fillette de six ans dont le destin tragique à Gaza est devenu le symbole universel de la détresse civile. Plus qu’un simple documentaire, l’œuvre est un hommage sonore et visuel à une voix que le monde ne pourra plus ignorer.

 ​Le récit d’une survie impossible ​Le film revient sur les événements du 29 janvier 2024. Le spectateur suit, avec une tension insoutenable, les dernières heures de Hind, coincée dans une voiture ciblée par des tirs, entourée de ses proches sans vie.

Le réalisateur a choisi de placer au cœur de l’œuvre l’enregistrement original de son appel au Croissant-Rouge. Cette voix, frêle mais d’une clarté terrifiante, guide le récit.

​« Venez me chercher… J’ai tellement peur, s’il vous plaît. »

Un choix esthétique fort : l’absence et le son ​Plutôt que de céder au sensationnalisme, le film mise sur une approche pudique. En utilisant des images d’archives, des reconstitutions poétiques et un travail sonore immersif, le film illustre l’attente insupportable des secouristes, bloqués par les combats, et le courage des deux ambulanciers, Youssef et Ahmed, dont le destin s’est lié à celui de l’enfant.

​Un impact politique et émotionnel ​Depuis sa première projection, le film suscite des réactions vives. Il ne se contente pas de raconter un drame humain ; il pose la question du droit international et de la protection des enfants en temps de guerre.

 Pour les critiques, ce film est une « archive nécessaire» face à l’immensité des chiffres et des statistiques qui déshumanisent parfois le conflit. ​Pourquoi il faut le voir ​Voir ce film, c’est accepter de ne pas détourner le regard. C’est transformer un fait divers de guerre en une mémoire collective.

La voix de Hind Rajabn’est plus seulement un appel au secours dans la nuit de Gaza, elle est désormais un cri pour la justice qui résonne dans les salles de cinéma du monde entier.

Nous Prédisons que ce film remportera ses premiers trophées des films Longs métrages Compétition officielle de JCC 2025.

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