
Le public du quatrième art était au rendez-vous, vendredi 18 juillet 2025,pour assister à la pièce de théâtre » Kima Elyoum » dans le cadre de la 59e édition du Festival international de Hammamet.
Cette œuvre, écrite, mise en scène et scénographiée par Laila Toubel, est une coproduction entre le Théâtre national tunisien et la compagnie « L’Art Résistance ».
Dès Dès que les lumières de la salle se sont éteintes et que les comédiens ont foulé la scène, un silence solennel s’est imposé. Pendant une heure et demie, le public a suivi la représentation avec une attention soutenue, captivé par cette expérience théâtrale unique mêlant messages intellectuels, charge émotionnelle, symbolisme, réalisme, narration poétique et mouvements corporels.

L’intrigue de la pièce tourne autour de la disparition mystérieuse de la fillette, Dounia, après la célébration de son anniversaire. Les événements retracent cette absence qui dépasse la dimension réaliste pour devenir une métaphore humaine profonde : « Dounia » y incarne l’innocence perdue d’une humanité égarée dans la frénésie du monde matérialiste. Laila Toubel a adopté une structure dramatique contemplative dans laquelle les identités se croisent, les temporalités s’effacent et les dialogues intérieurs alternent avec une présence symbolique. Les personnages apparaissent comme des êtres errants dans un désarroi collectif, dépourvus de boussole identitaire et d’appartenance, et leurs dialogues, riches en symboles et métaphores, portent une critique implicite des événements contemporains.
Lors de la conférence de presse qui a suivi la représentation, Laila Toubel a déclaré considérer le théâtre comme un « acte de vie», soulignant qu’elle était une artiste organique puisant son inspiration dans la terre, la douleur et la réalité quotidienne. Elle a ajouté qu’elle ne considérait plus le théâtre comme un outil de résistance dans le contexte actuel, mais qu’elle croyait en sa capacité à offrir de l’espoir et un espace de vérité, affirmant : « Nous ne pouvons vivre sans rêver… et l’art est le dernier lieu où nous pouvons exercer notre dignité. »Elle a tenu à remercier l’équipe de la pièce, composée des comédiennes Maya Saïdan, Assala Najjar, Dina Wessalati, Faten Chroudi, Khadija Mahjoub et Amanallah Toukabri. Une équipe technique et artistique talentueuse a également contribué au succès de la représentation, notamment Mahdi Tarabolsi pour la musique, Abir Derbal pour la conception sonore, Sabri Atrous pour l’éclairage et Ammar Latifi pour la chorégraphie. Mohammed Hadi Belkhir (ingénierie sonore) et Mohammed Badr Ben Ali (technique de mapping) ont renforcé l’interactivité de l’œuvre, tandis que Ridha Boulaïfa s’est chargé de la régie de production et Lotfi Jbali de la régie de scène. Les costumes ont été conçus par Marwa Mansouri et les graphismes accompagnant la pièce ont été réalisés par Seifallah Kacem. Amina Nassiri a participé en tant qu’assistante à la mise en scène, Faten Jawadi en tant que responsable de production, Hind Takia au département communication et Manal Balti a documenté la représentation en images.Kima Elyoum n’est pas seulement une nouvelle Å“uvre ajoutée au répertoire de Laila Toubel, mais aussi une affirmation du rôle du théâtre dans la mise en lumière des problématiques sociétales, loin de la superficialité qui caractérise le théâtre commercial




