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	<title>JCC2025 &#8211; MODE ACTU</title>
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		<title>Erige Sehiri scrute l&#8217;exil et la sororité dans « Promis le ciel » (Promised Sky)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[chayma kaaouana]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Dec 2025 14:34:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[JCC2025]]></category>
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					<description><![CDATA[Erige Sehiri, Après le succès international de Sous les figues, la cinéaste franco-tunisienne revient en compétition officielle au JCC2025, avec son nouveau long-métrage, Promis le ciel (Promised Sky). Un film puissant qui confirme sa place de figure incontournable du nouveau cinéma méditerranéen. Dans ce nouvel opus, Erige Sehiri délaisse les vergers de Makthar pour se &#8230;]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Erige Sehiri</strong>, Après le succès international de Sous les figues, la cinéaste franco-tunisienne revient en compétition officielle au JCC2025, avec son nouveau long-métrage, Promis le ciel (<strong>Promised Sk</strong>y). Un film puissant qui confirme sa place de figure incontournable du nouveau cinéma méditerranéen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce nouvel opus, Erige Sehiri délaisse les vergers de Makthar pour se plonger dans l’intimité d&rsquo;un appartement tunisois. Le film suit Marie, une pasteure ivoirienne établie en Tunisie depuis dix ans, qui transforme son foyer en refuge pour deux autres femmes : Naney, une jeune mère en quête de stabilité, et Jolie, une étudiante déterminée.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="540" src="https://modeactu.com/wp-content/uploads/2025/12/1765376555_f8d3bb430c70dff72f62_large-1.jpg" alt="" class="wp-image-2769" srcset="https://modeactu.com/wp-content/uploads/2025/12/1765376555_f8d3bb430c70dff72f62_large-1.jpg 1024w, https://modeactu.com/wp-content/uploads/2025/12/1765376555_f8d3bb430c70dff72f62_large-1-300x158.jpg 300w, https://modeactu.com/wp-content/uploads/2025/12/1765376555_f8d3bb430c70dff72f62_large-1-768x405.jpg 768w, https://modeactu.com/wp-content/uploads/2025/12/1765376555_f8d3bb430c70dff72f62_large-1-150x79.jpg 150w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"> ​L’équilibre de cette « <strong>famille choisie</strong> » est bouleversé par l’arrivée de Kenza, une petite fille rescapée d’un naufrage en mer. Entre les murs de cet appartement, Sehiri filme les tensions, la solidarité fragile et les désillusions face à un climat social de plus en plus tendu.</p>



<p class="wp-block-paragraph"> Promised Sky ne se contente pas de raconter la migration ; il explore ce que signifie « faire famille » et « être chez soi » quand le monde extérieur devient hostile.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Fiche technique de Erige Sehiri :</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Née en 1982 à Lyon, Erige Sehiri a tracé un parcours singulier, marqué par une double culture et un regard journalistique aiguisé. ​« <em>Je filme pour comprendre les silences et les non dits de notre société. </em>» . ​Son itinéraire est celui d&rsquo;une femme de terrain : ​Les débuts : Après des études de gestion au Canada, elle revient en Tunisie en 2011 pour couvrir la révolution. Elle y co-fonde le média indépendant <strong>Inkyfada.</strong> ​</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’œil documentaire </strong>: Elle se fait remarquer avec La Voie Normale (2018), un documentaire poignant sur l<strong>es cheminots tunisiens</strong> qui révèle son talent pour capter la dignité ouvrière. ​</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La consécration fictionnelle</strong> : En 2022, son premier long-métrage de fiction, sous les figues, est sélectionné à la <strong>Quinzaine des Réalisateurs à Cannes</strong> et représente la Tunisie aux Oscars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">​Avec Promised Sky, Erige Sehiri poursuit sa quête : filmer l’invisible. En plaçant au centre de son récit des femmes subsahariennes en Tunisie, elle brise les tabous et interroge l’identité africaine de son propre pays. Déjà récompensé de <strong>l&rsquo;Étoile d&rsquo;Or au Festival de Marrakech</strong> il y a quelques jours, le film est l&rsquo;un des grands favoris pour le Tanit d&rsquo;Or de cette édition 2025. ​</p>
</blockquote>
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		<title>« Poids Plume », quand la scène s&#8217;efface devant l’objectif</title>
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		<dc:creator><![CDATA[chayma kaaouana]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Dec 2025 09:37:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[JCC2025]]></category>
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					<description><![CDATA[Le passage des planches au grand écran est un exercice périlleux que le réalisateur de « Poids Plume » a relevé avec brio lors de cette édition des JCC. Entre fidélité au texte original et émancipation cinématographique, le film s’impose comme une œuvre viscérale, redéfinissant le combat intérieur de son protagoniste. ​ De la scène &#8230;]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">Le passage des planches au grand écran est un exercice périlleux que le réalisateur de « Poids Plume » a relevé avec brio lors de cette édition des JCC. Entre fidélité au texte original et émancipation cinématographique, le film s’impose comme une œuvre viscérale, redéfinissant le combat intérieur de son protagoniste. ​</p>



<p class="has-text-align-center has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>De la scène à l&rsquo;écran </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">une métamorphose organique ​À l’origine, <strong>Poids Plume</strong> est une pièce de théâtre marquée par une unité de lieu étouffante et une performance d&rsquo;acteur brute. Là où le théâtre imposait une distance physique avec le spectateur, le film choisit l’intimité radicale. ​Si la pièce misait sur la symbolique du décor, le film utilise la grammaire cinématographique pour élargir l&rsquo;horizon. La caméra ne se contente pas de filmer une performance ; elle devient une partenaire de jeu. Les silences, qui pouvaient paraître longs sur scène, deviennent ici des respirations nécessaires, portées par une direction artistique qui privilégie le clair-obscur.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" width="310" height="162" src="https://modeactu.com/wp-content/uploads/2025/12/images-2.jpg" alt="" class="wp-image-2785" style="width:463px;height:auto" srcset="https://modeactu.com/wp-content/uploads/2025/12/images-2.jpg 310w, https://modeactu.com/wp-content/uploads/2025/12/images-2-300x157.jpg 300w, https://modeactu.com/wp-content/uploads/2025/12/images-2-150x78.jpg 150w" sizes="(max-width: 310px) 100vw, 310px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">​Sur le plan technique, Poids Plume évite le piège du « <strong>théâtre filmé</strong> ». La photographie est d&rsquo;une mélancolie superbe, capturant la sueur et la poussière avec une précision presque tactile. Le réalisateur a compris que pour adapter cette œuvre, il fallait quitter le texte pour embrasser le mouvement. </p>



<p class="wp-block-paragraph">​Le choix du format d&rsquo;image (souvent resserré) accentue le sentiment d&rsquo;enfermement du personnage principal, un boxeur luttant autant contre son passé que contre son poids. Cependant, quelques longueurs subsistent dans le deuxième acte, où le film semble hésiter entre le réalisme social et l&rsquo;onirisme, une réminiscence peut-être un peu trop marquée de sa structure théâtrale originelle. ​Verdict : Une réussite singulière ​Le film ne remplace pas la pièce ; il la complète.</p>



<p class="wp-block-paragraph"> Aux JCC, le public a découvert une œuvre qui transpire l&rsquo;humanité, portée par une interprétation magistrale qui devrait logiquement figurer au palmarès. C’est un cinéma de la chair, dur et poétique, qui confirme que les frontières entre les arts sont faites pour être franchies.</p>
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		<title>​JCC 2025 : « My Father’s Shadow », une fresque nigériane entre intime et politique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[halima Souissi]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Dec 2025 13:01:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[JCC2025]]></category>
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					<description><![CDATA[Parmi les œuvres les plus attendues de la compétition officielle de la 36ème édition des Journées Cinématographiques de Carthage, le premier long-métrage d&#8217;Akinola Davies Jr, « My Father’s Shadow », a captivé le public tunisois. Entre chronique familiale et tension historique, le film confirme la vitalité du cinéma nigérian contemporain. Le rideau s’est levé cette &#8230;]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">Parmi les œuvres les plus attendues de la compétition officielle de <strong>la 36ème édition des Journées </strong>Cinématographiques de Carthage, <em>le premier long-métrage </em><strong>d&rsquo;Akinola Davies Jr,</strong> « <strong>My Father’s Shadow </strong>», a captivé le public tunisois. Entre chronique familiale et tension historique, le film confirme la vitalité du cinéma nigérian contemporain. </p>



<p class="wp-block-paragraph"> Le rideau s’est levé cette semaine sur l’un des joyaux de la sélection officielle des JCC 2025. Après un passage remarqué au Festival de Cannes plus tôt cette année, My Father’s Shadow (« L&rsquo;ombre de mon père ») a trouvé en Tunisie un écho particulier. Projeté au Théâtre de l&rsquo;Opéra à la Cité de la Culture, le film <strong>d’Akinola Davies Jr</strong> s&rsquo;impose déjà comme un candidat sérieux au Tanit d’Or. </p>



<p class="wp-block-paragraph">​Un voyage au cœur du chaos de 1993 ​L’intrigue nous plonge dans le tumulte de Lagos en 1993, une année charnière pour le Nigeria, marquée par une crise électorale sans précédent. Le récit suit, sur une seule journée, un père de famille qui tente désespérément de protéger et de guider ses deux jeunes fils à travers la mégalopole en plein basculement politique. </p>



<p class="wp-block-paragraph">​Loin des clichés du cinéma d&rsquo;action, le réalisateur choisit la subtilité d&rsquo;une œuvre semi-autobiographique. La caméra, à hauteur d&rsquo;enfant, capte l&rsquo;ombre imposante du père ,figure de protection mais aussi de vulnérabilité, face à l&rsquo;incertitude d&rsquo;un pays qui s&#8217;embrase. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="265" height="375" src="https://modeactu.com/wp-content/uploads/2025/12/My_Fathers_Shadow_poster.jpg" alt="" class="wp-image-2761" srcset="https://modeactu.com/wp-content/uploads/2025/12/My_Fathers_Shadow_poster.jpg 265w, https://modeactu.com/wp-content/uploads/2025/12/My_Fathers_Shadow_poster-212x300.jpg 212w, https://modeactu.com/wp-content/uploads/2025/12/My_Fathers_Shadow_poster-150x212.jpg 150w" sizes="(max-width: 265px) 100vw, 265px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">​Un réalisme magnétique:  ​Le public des JCC a été particulièrement sensible à la photographie du film, qui sublime le chaos urbain de Lagos pour en faire un personnage à part entière. Akinola Davies Jr, déjà récompensé pour ses courts-métrages, signe ici une entrée fracassante dans le monde du long-métrage. ​«<strong> C&rsquo;est un film sur la transmission et sur ce que nous laissons à nos enfants quand le monde autour de nous s&rsquo;effondre </strong>», a confié un membre de l&rsquo;équipe du film lors du débat qui a suivi la projection. </p>



<p class="wp-block-paragraph">​Le Nigeria en force à Tunis, la présence de My Father’s Shadow aux JCC 2025 souligne une nouvelle fois la diversité du cinéma africain. En s&rsquo;éloignant des codes de « <strong>Nollywood</strong> » pour embrasser un cinéma d&rsquo;auteur exigeant et esthétique, <strong>Akinola Davies Jr </strong>prouve que les récits locaux possèdent une portée universelle.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="512" src="https://modeactu.com/wp-content/uploads/2025/12/MY-FATHER_S-SHADOW_Still-2-1024x512.jpg" alt="" class="wp-image-2763" srcset="https://modeactu.com/wp-content/uploads/2025/12/MY-FATHER_S-SHADOW_Still-2-1024x512.jpg 1024w, https://modeactu.com/wp-content/uploads/2025/12/MY-FATHER_S-SHADOW_Still-2-300x150.jpg 300w, https://modeactu.com/wp-content/uploads/2025/12/MY-FATHER_S-SHADOW_Still-2-768x384.jpg 768w, https://modeactu.com/wp-content/uploads/2025/12/MY-FATHER_S-SHADOW_Still-2-150x75.jpg 150w, https://modeactu.com/wp-content/uploads/2025/12/MY-FATHER_S-SHADOW_Still-2.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"> ​Alors que le festival bat son plein, les critiques s&rsquo;accordent à dire que cette « ombre » pourrait bien laisser une trace indélébile dans le palmarès de cette édition.</p>
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		<title>« Palestine 36 », le souffle de la révolte en ouverture</title>
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		<dc:creator><![CDATA[chayma kaaouana]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Dec 2025 02:10:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[JCC2025]]></category>
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					<description><![CDATA[La 36e édition des Journées Cinématographiques de Carthage (JCC) s&#8217;est ouverte ce samedi 13 décembre avec la projection très attendue de Palestine 36 d’Annemarie Jacir. Plus qu’un simple film d’époque, cette fresque historique sur la Grande Révolte Arabe résonne avec une force particulière dans le contexte actuel, marquant un coup d&#8217;envoi placé sous le signe &#8230;]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>La 36e édition des Journées Cinématographiques de Carthage</strong> (JCC) s&rsquo;est ouverte ce samedi 13 décembre avec la projection très attendue de <strong>Palestine 36 d’Annemarie Jacir. </strong>Plus qu’un simple film d’époque, cette fresque historique sur la Grande Révolte Arabe résonne avec une force particulière dans le contexte actuel, marquant un coup d&rsquo;envoi placé sous le signe de l&rsquo;engagement et de la mémoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">​Samedi soir, le Théâtre de l&rsquo;Opéra de Tunis affichait complet. Dans une atmosphère chargée d&rsquo;émotion, le public des JCC a découvert Palestine 36, le nouveau long-métrage de la réalisatrice Annemarie Jacir. Ce choix pour la soirée d&rsquo;ouverture ne doit rien au hasard : le film explore les racines de la lutte palestinienne à travers une année charnière, 1936, où le pays s&rsquo;est soulevé contre le mandat britannique et l&rsquo;expansion coloniale.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="540" src="https://modeactu.com/wp-content/uploads/2025/12/1765362235_69661786d5de597553e0_large.jpg" alt="" class="wp-image-2778" srcset="https://modeactu.com/wp-content/uploads/2025/12/1765362235_69661786d5de597553e0_large.jpg 1024w, https://modeactu.com/wp-content/uploads/2025/12/1765362235_69661786d5de597553e0_large-300x158.jpg 300w, https://modeactu.com/wp-content/uploads/2025/12/1765362235_69661786d5de597553e0_large-768x405.jpg 768w, https://modeactu.com/wp-content/uploads/2025/12/1765362235_69661786d5de597553e0_large-150x79.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="has-text-align-center has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Une critique historienne</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"> Aux sources de la dépossession ​L&rsquo;intérêt majeur de Palestine 36 réside dans sa capacité à exhumer une période souvent éclipsée par la tragédie de 1948 (la Nakba). Annemarie Jacir nous plonge au cœur de la « <strong>Grande Révolte</strong> », ce moment où le destin de la région a basculé. </p>



<p class="wp-block-paragraph">​Le film suit Yusuf, un homme tiraillé entre la quiétude de son village rural et l’effervescence politique d&rsquo;Al-Qods (Jérusalem). </p>



<p class="wp-block-paragraph">Historiquement, le récit est d&rsquo;une grande précision. Il dépeint avec finesse les mécanismes de la domination britannique (entre paternalisme et répression brutale) et la montée des tensions avec les colons. ​</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n&rsquo;est pas seulement un film sur le passé ; c&rsquo;est un film sur la genèse d&rsquo;un présent. En montrant l&rsquo;organisation des comités nationaux et la solidarité des villages, Jacir rappelle que la résistance palestinienne n&rsquo;est pas un phénomène récent, mais un héritage centenaire. La « Palestinisé » y est montrée dans toute sa richesse culturelle et urbaine, loin des clichés de la victimisation.</p>



<p class="has-text-align-center has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>​Une critique technique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une esthétique du chaos et de la lumière ​Sur le plan formel, Annemarie Jacir confirme son statut de figure de proue du cinéma arabe contemporain. Voici les points forts de cette réalisation :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong> ​La photographie</strong> (Hélène Louvart) : La lumière du film est exceptionnelle. Elle passe de l&rsquo;ocre chaleureux des paysages ruraux à l&rsquo;atmosphère plus froide et étouffante des intérieurs sous couvre-feu. La caméra suit les personnages au plus près, créant une immersion presque physique dans les manifestations de rue. <strong>​L’usage des archives</strong> : Le montage intègre habilement des images d&rsquo;archives. Loin d&rsquo;être de simples illustrations, elles servent de pont entre la fiction et le document historique, renforçant le poids de vérité du récit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Porté par un casting d&rsquo;envergure, notamment <strong><em>Hiam Abbass, Kamel El Basha et Dhafer Labidine</em></strong> . Le film évite le piège du théâtre de propagande pour privilégier l&rsquo;humain. Les silences et les regards pèsent autant que les discours politiques. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="678" height="381" src="https://modeactu.com/wp-content/uploads/2025/12/Palestine-Toronto-678x381-1.jpg" alt="" class="wp-image-2777" srcset="https://modeactu.com/wp-content/uploads/2025/12/Palestine-Toronto-678x381-1.jpg 678w, https://modeactu.com/wp-content/uploads/2025/12/Palestine-Toronto-678x381-1-300x169.jpg 300w, https://modeactu.com/wp-content/uploads/2025/12/Palestine-Toronto-678x381-1-390x220.jpg 390w, https://modeactu.com/wp-content/uploads/2025/12/Palestine-Toronto-678x381-1-150x84.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 678px) 100vw, 678px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong>​Le rythme </strong>: Si le film prend le temps d&rsquo;installer son décor (près de 2h de projection), la tension monte crescendo. La mise en scène des confrontations avec les forces britanniques est d&rsquo;une efficacité redoutable, rappelant parfois le souffle épique du cinéma classique tout en gardant une modernité dans le cadrage. ​</p>



<p class="wp-block-paragraph"> Un film-somme pour la mémoire ​Palestine 36 n&rsquo;est pas seulement un grand film d&rsquo;ouverture ; c&rsquo;est une œuvre nécessaire. En choisissant de raconter 1936, Annemarie Jacir offre aux spectateurs des JCC une clé de lecture essentielle pour comprendre le siècle de conflit qui a suivi. Technique maîtrisée et rigueur historique se rejoignent pour offrir un moment de cinéma puissant, qui a été salué par une longue standing ovation lors de cette soirée inaugurale. ​Le film représentera d&rsquo;ailleurs la Palestine aux prochains Oscars, une reconnaissance logique pour ce qui s&rsquo;annonce déjà comme l&rsquo;un des événements cinématographiques de l&rsquo;année.</p>
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