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	<title>Carole Semha &#8211; MODE ACTU</title>
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		<title>Carole Semaha à l&#8217;Opéra de Tunis : Un Cri d&#8217;Amour et de Résilience sous les Voûtes de la Cité de la Culture</title>
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		<dc:creator><![CDATA[chayma kaaouana]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Mar 2026 01:18:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Événement]]></category>
		<category><![CDATA[Carole Semha]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Théâtre de l&#8217;Opéra de Tunis a vécu, hier soir le 15 mars 2025, une parenthèse hors du temps. Dans une salle comble où l’émotion était palpable avant même la première note, la diva libanaise Carole Samaha a offert bien plus qu&#8217;un concert : elle a livré un témoignage poignant sur la survie, l&#8217;exil intérieur &#8230;]]></description>
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<p>Le Théâtre de l&rsquo;Opéra de Tunis a vécu, hier soir le 15 mars 2025, une parenthèse hors du temps. Dans une salle comble où l’émotion était palpable avant même la première note, la diva libanaise Carole Samaha a offert bien plus qu&rsquo;un concert : elle a livré un témoignage poignant sur la survie, l&rsquo;exil intérieur et l&rsquo;espoir.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="360" height="450" src="https://modeactu.com/wp-content/uploads/2026/03/1000078530.jpg" alt="" class="wp-image-2930" srcset="https://modeactu.com/wp-content/uploads/2026/03/1000078530.jpg 360w, https://modeactu.com/wp-content/uploads/2026/03/1000078530-240x300.jpg 240w, https://modeactu.com/wp-content/uploads/2026/03/1000078530-150x188.jpg 150w" sizes="(max-width: 360px) 100vw, 360px" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading">​Un <strong>prélude patriotique : « Behebek ya Lobnen »</strong></h2>



<p>Dès son entrée en scène, vêtue d&rsquo;une robe noire d&rsquo;une élégance sobre et solennelle  (rappelant ce deuil qu&rsquo;elle porte avec une dignité désarmante depuis la perte de son époux ). Carole Samaha a choisi de frapper au cœur. Les premières notes de « Behebek ya Lobnen » ont résonné comme une prière. Commencer par ce classique de Fairuz n&rsquo;était pas un simple hommage, mais un acte d&rsquo;affirmation : malgré les plaies ouvertes d&rsquo;un Liban meurtri par les crises et les échos de la guerre qui ne cessent de hanter le quotidien, l&rsquo;amour du pays reste l&rsquo;ancre indéracinable.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le fil rouge d&rsquo;une vie : Entre mélancolie et lumière</strong></h2>



<p>Le spectacle s’est articulé autour d’un répertoire savamment choisi, oscillant entre la tendresse de « <strong>Ghali Alayi </strong>» et l&rsquo;introspection de « <strong>Khallik Bhalek</strong> ». À travers des titres comme « <strong>Adwaa El Chohra »</strong> ou le rythmé « <strong>Fawda</strong> », l&rsquo;artiste a su guider le public tunisien dans les méandres de sa carrière. Mais c&rsquo;est dans la vulnérabilité que Carole a véritablement transcendé la scène.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>​« Nefess » : Le souffle coupé par l&rsquo;émotion​</strong> </h2>



<p>Le sommet de la soirée fut sans conteste l&rsquo;interprétation du titre « <strong>Nefess »</strong>. Habitée, la voix parfois au bord de la rupture, Carole Samaha a chanté ce besoin vital de « respirer » dans un monde asphyxiant.​</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Ce morceau semble aujourd&rsquo;hui porter une double résonance : celle d&rsquo;une femme qui réapprend à vivre après le départ de son compagnon, et celle d&rsquo;un peuple libanais qui cherche son second souffle au milieu des décombres et de l&rsquo;instabilité régionale. »​</p>
</blockquote>



<p>Les larmes aux yeux, l&rsquo;artiste a lié son drame personnel au drame collectif de sa terre natale, créant un pont invisible mais indestructible avec le public tunisien, particulièrement sensible à cette quête de liberté et de paix.​</p>



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<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une icône en noir, mais tournée vers l&rsquo;aurore</strong></h2>



<p>​Si le noir de ses tenues symbolise une douleur qui ne s&rsquo;efface pas, sa présence scénique, elle, reste lumineuse. En clôturant avec « <strong>Ismaani</strong> », Carole Samaha a rappelé que la musique demeure le dernier rempart contre l&rsquo;oubli et le désespoir.​L&rsquo;Opéra de Tunis a refermé ses portes, mais le souffle de Carole, ce fameux « Nefess », continue de flotter sur la ville, rappelant que l&rsquo;art est peut-être la seule réponse digne face à la cruauté du monde.</p>



<p></p>
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